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Entretien avec le lieutenant-colonel Daniel Bouchez

mercredi 20 décembre 2017

Depuis 1954, la vigne dans ts tous ses états ...

Entretien avec le lieutenant-colonel Daniel Bouchez, directeur de l'IILE

 

Depuis quand y a-t-il des vignes au domaine capitaine Danjou ? 
“L’IILE possède des vignes depuis la fi n des années 50, car initialement les terres étaient surtout couvertes de potagers et champs de blé. Ainsi en 1962, le vignoble du Domaine capitaine Danjou couvrait 10 hectares et produisait un peu plus de 240 hectolitres de vin rouge et rosé. Aujourd’hui, notre vignoble couvre 40 hectares”.

KB est allé à la rencontre du directeur de l'IILE.

 

Qu’avons-nous conservé de l’ancienne exploitation ?
“Il nous reste aujourd’hui la parcelle dite des Gobelets en rapport avec la taille. Plantée en 1963, elle couvre un peu plus d’1 hectare et 28 ares et produit du grenache. Et c’est notamment celle-là, en plus des jeunes plantiers, qui est vendangée tous les ans à la main par ceux des régiments qui renforcent l’institution dans ses vendanges”.


Pouvez-vous nous raconter l’évolution de l’exploitation viticole ? Quelles ont été les étapes clés de cette aventure ?
“Je n’ai pas tout l’historique, mais on peut les défi nir comme suit : le travail à la main, la mécanisation, la formation du personnel comme tractoriste-machiniste, l’évolution en viticulture raisonnée, l’arrivée de nos conseillers bordelais, la mise en place du palissage et du goutte-à-goutte, la sectorisation de notre vin jusqu’à notre engagement dans les vignerons en développement durable”.

Il a fallu “planter-replanter” le vignoble, comment cela s’est-il passé ?
“Là encore il y a peu d’archives mais c’est le cycle normal ; tenant compte à la fois du précédent cultural et de la nature des sols et sous-sols, il a fallu préparer le terrain avec une charrue défonceuse, puis l’amender selon les besoins, affi ner la terre en surface pour enfi n planter et fi naliser avec le palissage et l’irrigation. Le défonçage du terrain et la plantation proprement dite nécessitent l’intervention d’équipes extérieures avec du matériel spécifi que, avec lesquelles l’IILE traite régulièrement. Le choix du cépage est quant à lui primordial, car lorsqu’on plante c’est pour longtemps. La durée de vie d’une parcelle peut aller jusqu’à 80 ans en fonction des plants. Il ne faut donc pas se tromper dans le choix de départ. Il se fera en fonction du type de vin recherché, en fonction de la nature du sol et de l’exposition de la parcelle”

 

Quels sont les cépages choisis selon les cuvées ?
Nos cépages sont en harmonie avec nos sols : la Syrah et le Grenache sont de grands classiques méditerranéens qui composent principalement nos assemblages de rouge avec un complément de Mourvèdre. (Réserve du général, Esprit de corps et Terroir) Nos rosés (Esprit de corps et Terroir) sont issus par ordre d'importance des cépages Grenache, Rolle et Cinsault. Enfi n pour les blancs (Esprit de corps et Terroir), ils sont exclusivement élaborés à partir du Rolle. Et en ce qui concerne les assemblages, le DIR.IILE bénéfi cie de l’expertise de nos conseillers bordelais.

Comment les a-t-on sélectionnés ?
"C’est tout un art maîtrisé notamment par le chef de culture, qui va suivre tous les stades de la vigne et particulièrement ceux de la véraison et de la maturité, aux cours desquels il réalise des prélèvements de baies pour des tests en laboratoire. Tout y est analysé : l’état sanitaire, la maturité, les rapports sucre et acides… Ce qui décidera de la date de la récolte en liaison avec la cave coopérative pour nous permettre de réaliser le meilleur millésime possible”. 

 

 

 


 

Entretien avec Bertrand Léon réserviste citoyen

 

Vos conseils experts ont permis au Domaine de réaliser un véritable bond qualitatif, quels furent les moments cruciaux de ce travail ?

“Tout commence à la vigne … Bien souvent les non-initiés pensent que tout se joue dans le chai mais en fait la vinifi cation n’est que la mise en lumière du travail réalisé à la vigne. Pour faire un Grand Vin, il faut d’excellents raisins. C’est une condition nécessaire mais pas suffi sante. Il faut aussi savoir être patient pour attendre la parfaite maturité. Pour cela nous nous reposons sur des contrôles de maturité, sur la dégustation des baies et bien sûr sur la connaissance des parcelles millésime après millésime. Le travail pour chaque millésime commence à la taille puis se poursuit tout au long de la saison végétative où il faut effectuer avec minutie tous les travaux manuels : ébourgeonnage, relevage, binage et effeuillage pour certains cépages.
Le travail au chai est également prépondérant car il faut savoir anticiper les spécifi cités du millésime pour savoir adapter la vinifi cation le plus fi nement possible. Le travail d’assemblage représente enfi n la concrétisation du travail accompli sur l’ensemble du millésime. Il faut alors associer les différents lots pour que chaque cépage apporte sa touche, sa personnalité pour trouver au fi nal le meilleur équilibre.”

 

Pour faire un Grand Vin il faut d’excellents raisins
 

Avec la mise en vente de la “Réserve du général”, êtes-vous satisfait du chemin parcouru ?
“Je suis effectivement satisfait du chemin parcouru. Nous avons largement progressé à la vigne; ce qui nous permet d’apporter à la cave de meilleurs raisins et, in fi ne, d’avoir de meilleurs vins. Cette cuvée marque en fait un premier aboutissement après onze années de travail mais rien n’est jamais acquis. Nous avons encore une marge de progression et il ne faut jamais se reposer sur ses lauriers au niveau viticole. Progresser demande beaucoup de temps mais régresser très peu !
Parallèlement à cela nous avons rajeuni le vignoble en arrachant des parcelles peu productives ou peu qualitatives. Nous préparons l’avenir pour la génération suivante.”

Quelle serait selon vous la prochaine étape ?
“Continuer dans le même état d’esprit ; chercher à progresser à mieux comprendre notre terroir et ses spécifi cités, à bien entretenir nos parcelles. Continuer à apporter le même soin à tous les travaux à la vigne. Comme dit le dicton “tout commence à la taille...” Parallèlement au quotidien, il faut aussi continuer à préparer le futur et à faire évoluer le vignoble. Il reste encore des parcelles à replanter pour rééquilibrer notre parcellaire et avoir des cépages en adéquation avec notre stratégie.”

 

Avant on le buvait par devoir maintenant on le boit par plaisir !

 

Biographie :
Nous avons eu le plaisir de vous rencontrer il y a peu, au Domaine Capitaine Danjou, pourriez-vous en quelques mots vous présenter à nos lecteurs ? “Je suis Bertrand Léon, né à Bordeaux avec de solides racines viticoles. Je suis viticulteur sur l’appellation Fronsac où je gère le vignoble familial, le château Les Trois Croix, depuis 22 ans. Parallèlement à cela j’exerce une activité de conseil viticole. Depuis 2011 je travaille également en Provence en tant que directeur technique du château d’Esclans qui est situé sur la commune de La Motte.” Depuis combien de temps participez-vous à l’amélioration du vignoble de la Légion ? Comment cela vous est-il venu ? “J’interviens à Puyloubier depuis 2006. C’est en fait un très bon ami, Philippe Baly qui m’a proposé de l’accompagner pour faire un audit sur le vignoble de Puyloubier. Luimême avait été contacté par son ami, le colonel Coevoet, ancien chef de corps du 2e REP pour venir apporter son expertise sur le vin et le vignoble. Ayant toujours eu beaucoup de respect pour la chose militaire, je n’ai pas hésité longtemps pour venir au Domaine capitaine Danjou.”

 

 

 

Un dernier mot ?
“J’interviens depuis onze ans à l’ILLE et c’est pour moi un plaisir et un honneur de pouvoir participer à cette solidarité légionnaire que je ne connaissais pas et qui me plait particulièrement. En tant qu’homme du vin, je me rappelle d’une phrase entendue par un ancien lors d’une journée de Camerone : “avant on le buvait par devoir, maintenant on le boit par plaisir !” Un grand merci à Philippe Baly de m’avoir fait participer à cette aventure.” 

 

Progresser demande beaucoup de temps mais régresser très peu.

 

Glossaire :

Palissage : opération qui consiste à attacher des rameaux, des branches, des tiges à des tuteurs ou sur des fi ls de fer tendus horizontalement pour les maintenir dans une direction déterminée.

Taille : action de couper méthodiquement une partie des branches, des pousses d’un cep de vigne, afin de lui imposer une forme déterminée, de contrôler la fructifi cation.

Binage : entretien de certaines cultures consistant à ameublir la couche superfi cielle du sol qui est exécuté à la houe ou avec un instrument à dents.

Ebourgeonnage : sur une plante, suppression des bourgeons jugés inutiles.

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